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Le Corporate Venture Capital, un levier de réussite dans la collaboration entre Grands Groupes et Startups

Julia Lopez, Content & Community Manager WILCO

novembre 21, 2022

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WILCO a organisé un TECH Insight sur les Corporate Venture Capital avec 5 spécialistes du sujet.

 

🎙Laurent Ehrhard, Program Manager de WILCO
🎙️Guillaume Lesueur, Directeur d’EDF Pulse Ventures
🎙️Laurent CHARON ★, Directeur Innovation et Transformation Digitale et Responsable du fonds AG2R LA MONDIALE ALM Innovation
🎙️Philippe Eymerie, Directeur Innovation & Responsable du fonds Bouygues Telecom Initiatives
🎙️Martin Colomb, Co-fondateur & CMO de MiTrust

 

Pour Laurent Charon, la genèse du Corporate Venture Capital débute avec une prise de décision en  2018. Axé sur le programme Digital, avec un premier investissement en 2019, il y a désormais 3 ans de recul : une première phase de thèse d’abord, ALM étant concentré sur l’investissement R&D. Une peur du risque les deux premières années, puis une ouverture aux partenaires de la distribution. A l’heure actuelle, le CVC compte 12 participations pour un montant total de 10 millions d’euros. 

 

Guillaume Lesueur, explique que le fonds  est une idée du CEO J-B Levy en 2017, avec un budget CAPEX/OPEX pour financer les startups qui sont intéressantes pour le Groupe. L’objectif ? Générer des business pour que ces jeunes entreprises deviennent des partenaires sur le long terme. Cette thèse connaît ensuite une évolution dans le temps : le CVC devient un outil pour répondre à la raison d’être d’EDF : aider ses clients à se décarboniser. La mission est de trouver les offres pour les clients et adresser ensemble des solutions. C’est au total 40 millions d’euros investis en 5 ans, plutôt sur des startups en Série A/B, de Paris en allant jusqu’à Londres et San Francisco. 

 

Philippe Eymerie, lance en 2009 le CVC et commence par étayer l’expérimentation avec de jeunes startups. Une évolution compliquée, car il s’avère difficile de collaborer, donc moins de travail avec les early-stage. Début 2022, la collaboration devient pertinente pour les Telco, qui ne se concentrent pas sur le ROI, en laissant le temps qu’il faut à la startup pour se développer. A l’heure actuelle, c’est 15 startups qui ont été financées, et 7 actuellement, dont Philippe a la seule responsabilité. 

 

Quels types de synergies existe-t-il entre les Grands Groupes et les Startups ? 

 

Guillaume se concentre sur 3 critères : 

  • l’alignement avec la startup 
  • le potentiel de synergies
  • l’intérêt intrinsèque

La synergie favorite, c’est adresser au client une réponse en faisant le packaging avec ce qu’offre déjà EDF. Le Grand Groupe bénéficie d’une R&D puissante, développée au sein d’une trentaine de pays, en Europe de l’Ouest et principalement en Asie : une occasion d’accompagner les startups. 

 

Laurent Charon y voit une dimension financière mais surtout de synergie. Étant à la tête d’un CVC sans R&D, c’est une recherche à travers son Corporate Venture Capital qu’il effectue. Une logique d’investissement est là mais il y a un équilibre, avec une externalité positive. A la différence des VC, ses primes ne reposent pas sur le succès financier des startups investies. 

 

Martin Colomb, nous a partagé ses impressions autour des CVC, du point de vue d’une startup. D’abord, il admet avoir eu des préjugés sur ces derniers : en tant que startup, on veut atteindre les fonds les plus challengeants. 

Des préjugés très vite réfutés par son expérience personnelle avec CNP Assurances, un acteur majeur. Il explique avoir connu une vraie adéquation métiers, avec des interlocuteurs qui laisse le temps, sans mettre de quelconque pression, à l’instar d’autres Ventures. Le co-fondateur met aussi l’accent sur la neutralité qu’il existe, contrairement à d’autres secteurs comme les banques.

 

Philippe Eymerie partage le fait que la thèse d’investissement du CVC qu’il a a charge repose sur un processus classique, avec des sorties. C’est un investissement minoritaire, qui accompagne au début la startup dans son développement, avec les deux parties prenantes qui se nourrissent l’une de l’autre : en général, c’est une relation qui dure de 3 à 5 ans. La startup E-commerce par exemple, dans laquelle le CVC a investi, a connu un gros succès et gère 100% des ventes en reconditionné de Bouygues Telecom. Aujourd’hui, cette entreprise travaille avec des concurrents sans aucun problème, les barrières à la concurrence n’existent pas. 

 

Laurent Charon aborde l’angle de co-investissement : attaché au fonds VC qui lead, il se fie à leur sortie. Il co-investi aussi avec la concurrence frontale d’AG2R La Mondiale, un choix propre aux Assurances, si l’objectif est le même. 

 

Pour Guillaume Lesueur, un équilibre est à trouver. Une série A/B engendre de 3 à 5 millions d’euros, les OPEX/CAPEX présentent une contrainte budgétaire. La stratégie est donc d’investir dans des sociétés qui seront des potentiels partenaires, en accord avec l’Open Innovation. Mais alors, pourquoi investir dans des startups et pas dans l’intrapreneuriat ? Tout simplement parce que si on veut une réelle proximité, rien de mieux que d’avoir une part au capital. 

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